Vendredi 28 novembre 2008

Etes vous parmi les lecteurs attentifs de mes textes? Je veux dire les vrais, ceux qui ont compris le sens caché, la Parole secrète sous le bavardage de ma prose (au demeurant brillante et enlevée). Faites vous partie du Cénacle, du cercle de Ceux Qui Savent?

Si vous en êtes, alors vous pouvez m'envoyer un gros chèque, vu que je vous ai quand même fait découvrir la Vérité.


Sinon vous n'aurez pas manqué de noter qu'à plusieurs reprises j'ai parlé de bateau. C'est assez logique me direz vous, vu que les trois villes que j'ai visité en Scandinavie sont des ports. Mais ce genre de logique est commune, c'est le bon sens du vulgaire...

Et Dieu seul sait à quel point  de hauteur vous évoluez. Dieu, et moi.

Non je serai plus direct pour exprimer ma pensée. A Oslo et Stockholm, mes plus grandes emotions vinrent de la vue de navires.

Le Cris de Munch à Oslome me mit certes mal à l'aise, mais il m'est difficile d'évaluer si ce sentiment ne venait pas d'une certaine déception. A force de le voir, de le revoir, de le croiser partout, aussi bien dans mes manuels de philosophie et d'histoire que dans des jeux vidéos (aaaah cette fameuse map de Counter-strike...), je m'attendais à un tableau monumental, un gigantesque hurlement. En réalité, la toile est assez petite, et si elle resta marquante, elle le fut moins que de vieilles coques vikings.


A Oslo comme dans toute la Scandinavie, l'âge des Vikings est une fierté, et une source de travaux virtuellement inépuisable. De plus, je dois dire que je ne peux me defendre d'en avoir subi l'attrait. 

C'est pourquoi Fred, Pierre et moi ne pouvions laisser passer l'occasion de visiter le musée des navires vikings. Trois coques de mer retirées de la terre... Je me demande ce qu'il y a de plus infamant pour un bateau: couler ou être enterré. Je dirai que l'idée d'enterrer un navire à quelque chose de contre nature, de malsain presque...

Enfin bon...

Quoiqu'il en soit, la vision de ces vieux navires me toucha. Les raisons en sont multiples. Un profond respect dû à l'âge, et l'émotion de contempler des navires de plus de mille ans, aussi bien conservés et restaurés. Et aussi, la perfection de leurs formes, la sophistication de leurs décorations alliée à la pure simplicité de leurs lignes.

Ces trois navires étaient des tombes. Et furent enterrés avec leur maître. Cela n'a rien de particulièrement étonnant quand on y réfléchit: dans de très nombreux peuples, un seigneur se faisait enterrer avec ses armes, son cheval ou son char de guerre(et souvent aussi quelques serviteurs sacrifiés pour l'occasion, mais bon si on devait aussi parler des larbins on ne s'en sortirait plus). Le char de guerre, symbole universel du pouvoir et de la force, ne fut guère utilisé dans ces régions montagneuses et le cheval, possession prestigieuse assurément, ne pouvait prétendre jouer le même rôle que dans d'autres civilisations "à à tertre" comme les Scythes (antérieurs il est vrai) et autres peuples de chevaux. Dés lors, quoi de surprenant que les seigneurs vikings se fassent inhumer dans un navire, le plus proche équivalent du char dans une société de guerriers et de marins?

(Bon c'était un peu lenifiant tout ça...)

(euh... desolé.)

Cependant n'allez pas vous méprendre: il ne s'agissait pas des fameux "Longships" dits drakkars. Le plus beau des trois, qui servit réceptacle à une jeune reine (et à sa vieille suivante aussi, mais bon elle on s'en fout), est assez proche par sa forme du modèle du drakkar. Mais sa construction est trop fine et manque de la robustesse nécessaire pour en faire un navire de guerre. Le drakkar, plus grand et plus solide, était taillé pour la vitesse et pour le combat, le navire de la reine, dit navire d'Osenberg, était en fait une sorte de yatch. Bien construit et savamment décoré (un navire royal tout de même)... mais relativement rustique, selon les critères de "Yatch et résidence Tapaloeil magazine".
















Je vous prie d'admirer la qualité des décorations de la proue, magnifiquement restaurées.


































 

 











 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







Le troisième bateau étant en très mauvais état, je ne my arreterai pas. Le second navire était quand à lui un knarr: plus robuste, plus ventru, moins rapide certes mais assurement mieux fait pour les voyages au long cours et le commerce. C'est avec ce genre de navires que les Vikings s'établirent en Islande et qu'Erik le Rouge installa une premiere colonie au Groenland en 982. C'est sans doute aussi grace à des knarrs que Leif, son fils, établit vingt ans plus tard en Terre Neuve ce qui reste la première trace indubitable de colonie européenne en Amérique du Nord.                                                                                                                                     

          


En sortant de ce musée, apres y avoir passé un long, très long moment, nous avions les yeux qui brillaient...

C'est réthorique, ne prenez pas ça au pied de la lettre. D'ailleurs ma première remarque à la sortie à du être "quand est ce qu'on mange?", ou une des innomnbrables variations du thème "jai faim".

Mais on était quand même d'accord pour glorifier les architectes navals vikings.

Pour rester dans le bain (ahah... hum désolé), on est allé voir le FRAM, suite au prochain épisode.                                                                                                                                                   




Par L'Ours
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Vendredi 21 novembre 2008

Stockholm est incontestablement plus belle, plus grandiose, plus vaste et plus capitale qu'Oslo...
Mais j'ai néanmoins préfère Oslo.

Stockholm m'a fait penser à Paris. On y respire l'atmosphère d'une capitale, les bâtiments y sont plus facilement grandioses, et aussi tout est fait pour qu'on ne s'y perde pas.

Il y a aussi que la Stockholm que j'ai vue transpire la richesse, et la fierté.

C'est un fait assez frappant que celui ci: des trois Scandinaves, le Suédois est le seul à avoir une certaine tradition militaire moderne. Celle ci remonte à la Guerre de Trente ans, et à l'irruption des armées suédoises sous le commandement de Gustave Adolphe. Stratège habile et tacticien brillant, Gustave Adolphe révolutionna la manière de faire la guerre, et son influence fut considérable par la suite dans toutes les armées européennes. On l'oublie facilement.

Stockolm... qu'en dire?

Je dois dire que là j'ai la flemme de vous donner un aperçu de son histoire... plus tard peut être.

En fait j'ai la flemme de commenter mes photos aussi.

...

Oui c'est une maladie terrible.



maiiiiison...



Tout ça vous vous en serez doutés, c'est le palais royal... Le palais qu'occupent les descendants de Bernadotte, général d'empire (et en effet, mon père il ne fut jamais maréchal)(et c'est tant mieux vu qu'il trahit son bienfaiteur...)

Mais je ne vais pas relancer ici une querelle toujours renouvelée. Le fait est que les Bernadotte ont beaucoup apporté à la Suède.

Et ils ont une garde royale très sympathique. Pendant la relève de la garde, la fanfare s'est mise à jouer les Beatles (assez bizarre),puis les Village People et... ABBA (là c'était franchement étrange, surtout quand ils ont commencé à danser... si si).



YMCA!























Regardez leur main: c'est Money, money, money!





























Stockholm est bâtie sur une série d'îles de taille diverse. Celle du palais est aussi occupée par la vieille ville qui au soleil fait penser à ces villes italienne, aux ruelles étroites circulant entre de hautes murailles et aux jolies places colorées. C'est charmant.







































































(où est Charlie dans ces photos?)
















Les îles sont reliées par des passerelles et des ponts, ainsi que par un réseau de navettes aquatiques assez amusantes à prendre... Les différences d'une île à l'autre, et l'air marin donne à la ville une saveur toute particulière.


























































A l'opposé de la vielle ville, certaines parties de Stockholm situées sur le continent ont adopté une architecture résolument plus moderne, et se là on se laisse aller au monumental.
































C'est là que par hasard, je rencontrai Teja, une jolie Slovène de mon département...

Mais elle n'était pas seule, hélas. Un grand costaud aux yeux bleus. En d'autres termes, un Slovène d'une grande banalité lui tenait la main...
































Mais Stockholm c'est aussi de petit jardins, des rues, des escaliers paisibles...

Des statues aussi, ils aiment beaucoup les statues.






















































































































J'ai aimé Stockholm, c'est incontestable. Je l'ai aimé parce que l'eau n'est jamais loin, que la ville est belle, qu'elle a une histoire, et qu'elle vit.




Par L'Ours
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Jeudi 20 novembre 2008

C'est un de mes coups de coeur à Oslo que ce parc, à tel point que j'y suis allé deux fois.

Le parc en lui même est sans intérêt particulier, mais il est impossible de le dissocier de ce qui lui donne son nom courant (le vrai étant Frogner Park), à savoir l'installation Vigeland.

Gustav Vigeland, né en 1869 et mort en 1943, sculpteur de son état, talentueux incontestablement mais dont le génie ne se manifesta vraiment que dans ses dernières oeuvres. Pour l'anecdote, c'est à la suite d'un conflit avec la ville d'Oslo que Vigeland eut l'opportunité de produire son oeuvre maîtresse. En 1921, le sculpteur reçu de la ville d'Oslo une désagréable nouvelle: sa maison et son atelier allait être détruits pour faire place à une bibliothèque municipale. Assez peu enthousiaste à cette idée, le brave Gustav exigea un logement et un lieu de travail en compensation. Les autorités norvégiennes sont généreuses, mais il ne faut rien exagérer non plus... Gustav obtint donc finalement gain de cause mais à la condition de se consacrer à un grand projet pour la ville.

Ce projet fut son chef-d'oeuvre, et l'une des fiertés de la capitale.



 


L'installation Vigeland occupe l'essentiel du Frogner Park, et est proprement monumentale: elle s'étend le long d'un axe 850 mètres, occupe 32 hectares, et comprend 214 statues de bronze et de granite.

L'ambiance qui en découle est assez étrange... Les personnages que l'on voit forment une population d'êtres gigantesques aux formes atrocement régulières et aux comportements souvent équivoques. Ils posent dans des positions criantes de vérités, dans des mouvements profondément vivants.

Je ne veux pas donner l'impression que j'use de cette formule avec légèreté mais j'ai eu dans ce parc une profonde émotion, qui s'est confirmé lorsque j'y suis retourné. C'était une sorte de malaise, comme une sorte

de peur face à ces sculptures innombrables et massives...

Vigeland a je crois choisi de jouer sur le registre de la puissance pure, et à mon sens il y est parvenu.



















































équivoque, je vous dis...


et il y en a beaucoup comme ça.










 

 

 

 

 

 

 

 



































Le sommet de la grande fontaine... la base de celle ci est décorée de médaillons parfois très inspirés. Beaucoup m'ont fait penser aux "Vanités" du XVIe siècle, comme le fameux poème de Ronsart. La mort est partout, angoissante, et glacée. Celui ci dessous est l'un de mes "préférés"(je ne suis pas vraiment sur que le mot soit bien choisi...)















































une maîtrise du mouvement...






Le sommet de l'installation fait une quinzaine de mètres de haut, et est pour le moins troublant...



Mais il y a aussi quelque chose de vraiment délirant dans ce parc. Déjà au monolithe de 15 mètres, dont la symbolique est assez claire, répond une autre sculpture... on va dire qui correspond...




























Ce qui contribue aussi à cette ambiance si particulière c'est un thème récurrent chez Vigeland: les bébés. La plus impressionnante de ses sculptures sur ce thème est un foetus de bronze:


Mais cette obsession devient assez... disons particulière dans d'autres. Seriez vous surpris si je vous disais qu'il n'a pas eu d'enfant?






Bon ceux là, passe encore...





















Non là ça devient n'importe quoi.








Han! Mais c'est qu'ils mordent!









(mais vous noterez la qualité du travail et l'impression de mouvement qui s'en dégage...)

(Vigeland, il est comme ça. shoote dans le bébé, mais avec classe)














Si si, c'est bien ce que vous voyez...























En résumé Vigeland, fallait pas lui faire couler un bronze.






(oui je sais...)

Par L'Ours
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Samedi 8 novembre 2008
J'ai passé à Oslo trois jours. Je suis arrivé avec Pierre et Fred le samedi vers 18h et j'en suis parti le mardi à 16h. Trois jours. C'est long. Et bien des gens, mon père étant une exception notable, m'avaient averti: Oslo ne mérite pas plus d'une journée, il n'y a rien à voir, c'est petit, etc.
Dire que je suis arrivé avec quelques a priori serait un euphémisme. Et les premières minutes que nous avons passé à Oslo m'ont fait craindre le pire. Il faut savoir qu'apparemment la Gare centrale de la ville est la "zone" et sa population fait lever le cil et froncer les narines. Pour être franc, et j'appelle les témoignages de Pierre et Fred à ce sujet, en arrivant on se serait facilement cru à une Fan Convention de Tokio Hotel... bon avec des fans de 30 ans ça cassait un peu l'idée qu'on s'en était fait, mais question cheveux, fringues etc. c'était les mêmes.
Apres cette peu brillante introduction, nous décidons de poser nos affaires à l'hotel et de revenir en ville pour s'y promener de nuit. Nous avons diné assis à l'extremité d'un quai, le fjord ouvert et invisible devant nous. Et c'est là qu'Oslo m'est app
arue.
Il y a deux manières de découvrir et d'aimer une ville: avec des gens que l'on aime et seul. J'ai fait les deux, et les gammes de sentiments qui s'y associent sont trop différentes pour être comparables.
 Avec Fred et Pierre, nous avons
couru toute la journée du lendemain passant de musée en musée, pour finir la journée au Vigeland park. Christian nous a rejoint peu avant que Fred et Pierre ne partent (dans un train bondé de permissionnaires de l'armée norvégienne). Le lendemain et le surlendemain  nous avons visité la ville séparément ou presque.
J'ai aimé cette ville. Je ne me l'explique pas. J'ai aimé sa tranquilité, sa verdure, ses lumières, sa paisible richesse. J'ai surtout eu le temps de l'aimer.
Avoir la possibilité de revenir au petit matin dans les lieux que l'on a préféré, de se promener encore, de s'asseoir dans un parc pour déjeuner au soleil, un livre en main. Le temps est un luxe inouï.




Le palais royal, très classique et austère, mais aussi très proche de la ville, il n'y a pas de barrières, et une demi douzaine de gardes pour l'ensemble du bâtiment. C'est assez conforme à l'image que l'on se fait de la monarchie norvégienne.










L'entrée de l'université d'Oslo.
c'est un quartier très vivant, la principale place d'Oslo est juste en face, et l'université n'est qu'à quelques centaines de mètres du Parlement.









L'imposant hotel de ville d'Oslo, beaucoup plus grand et massif que ne
le montrent ces photos.






















Le fjord d'Oslo à longtemps été pour la ville un défaut pénible. Comme dans la plupart, l'eau y est d'ordinaire très calme, du moins en surface. Car si aujourd
'hui les fjords sont de véritables autoroutes pour le trafic maritime scandinave, il n'en a pas toujours été ainsi. Au temps de la marine à voile, la remontée du fjord d'Oslo depuis la mer libre était interminable et dangereuse, faute de vent et de place pour tirer des bords.



La forteresse d'Oslo, dont les parties visibles les plus anciennes datent du XVIe siècle. J'y étais allé pour visiter le musée de l'armée norvégienne. J'ai découvert sur place que la forteresse était entourée de bâtiments administratifs et de casernes toujours utilisées. J'étais un peu mélancolique ce jour là, le decors d'automne et la lumière s'y prétaient à merveille. Et c'est dans une cour que je decouvris...






Les Scandinaves adorent les statues. Il y en a littéralement partout. En France, on donne aux personnages célèbres des noms de rue, eux ils font des statues. Moi, si je serai grand, je serai célèbre en Scandinavie*.
Du coté de la mer, on trouve une statue assez inattendue de grand père Franklin, assis sur un siège massif lui donnant un air très royal... ou lincolnien. Malgré notre profond respect pour le personnage (ou peut être à cause de ce respect justement), la tentation fut trop forte...Il faut dire que la statue s'y prêtait à merveille.

(Mais Fred fut le seul à se retrouver sur ces augustes genoux)
(ça pour dire que je ne cache rien...)
(parce que des gens sans scrupules pourraient croire que je dissimule des photos compromettantes)
(ce qui est vrai d'ailleurs... mais pas ici en l'occurrence présentement dans la situation actuelle de cet article.)
(enfin plutot de cette photo précise...)






*dédicace familiale.
Par L'Ours
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Dimanche 26 octobre 2008

Bergen est l'ainée et ne veut pas s'en laisser conter par sa soeur, plus jeune et qui a fait un meilleur mariage qu'elle. D'après Fred et Pierre, et quelques autres sources mineures, il semble bien en effet que Bergen et Oslo entretiennent une farouche rivalité depuis plusieurs siècles. Bergen prétend être la seule grande ville véritablement norvégienne du pays, la plus pure... Alors qu'Oslo s'est odieusement métissée avec le reste de l'Europe et affiche ouvertement son luxe clinquant de nouveau riche.
et pi en plus, Oslo y 'fait rien qu'à lui piquer ses subventions!
A Oslo, au contraire, Bergen apparaît comme une ville hautaine et méprisante, un peu trop fière de son passé, et peut être justement un peu trop norvégienne alors que la capitale se veut beaucoup plus ouverte aux autres cultures, symboles de modernité, modernité dont Oslo est particulièrement fière.

Poser quelques bases historiques pourrait se révéler utile... je serai bref, comme d'habitude bien sur.

-Bergen est une ville à sept collines, comme l'autre, plus chaude. Son nom signifie "la prairie au milieu des montagnes". Sa date de fondation est connue précisément  aux Annales des rois: le roi Olaff Kyrre l'a sortie du néant en 1070. Croissance rapide, plus grande ville de Scandinavie en 1300 avec 6000 habitants, pouvoir économique et politique en conséquence, grand port de pêche, alliée officielle de la Hanse qui domine le commerce de la Baltique, foyer intellectuel et patriotique, l'histoire de Bergen est celle d'une capitale. Du moins en est il ainsi jusqu'au XIXe siècle.
-Oslo: fondée au XIe siècle, semble-t-il. C'est en tout cas à cette époque qu'on entend parler d'elle pour la première fois. Une pauvre ville, facile à défendre, mais qui pendant longtemps n'a pas grand chose à défendre sinon le gras de ses bourgeois. A l'écart des grand courants commerciaux, pauvrement dotée en ressources naturelles valant la peine d'affronter la remontée du fjord, isolée par les montagnes et la faiblesse des routes terrestres, Oslo ne fait guère que vivoter pendant des siècles dans l'ombre de Copenhague, Stockholm et... Bergen. Pourtant les dominations danoises et suédoises apportèrent à la ville quelques avantages tardifs: comptoirs, garnisons, dépôts et chemin de fer... mais les Berguinois ont beau jeu de rappeler que rien n'est norvégien dans cette prospérité toute relative. Puis brusquement...

Oslo dépassa Bergen.
Comme ça.
Par surprise presque.
Aujourd'hui encore Bergen n'en revient pas.
En 1830, Oslo, sous le nom suédois de Christiana, était la première ville de Norvège, province du Royaume de Suède.
En 1905, la Norvège devient la Norvège, le roi s'installe à Christiana et Oslo redevient Oslo en 1925.
Oslo pèse a
ujourd'hui environ 600 000 habitants, contre 300 000 pour Bergen.

Que dire de tout cela? Y a t-il une morale à cette histoire?
Même si il y en avait une, que pourrais je bien vous dire?
Pour moi, Bergen fut froide et pluvieuse. Je l'aurai quittée sans un regard si Fred et Pierre ne me l'avaient rendue plus vivante.

Oslo, elle... Oslo fut bien différente.


Par L'Ours
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