Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /Oct /2008 23:56
Je serai bref à ce sujet, je vous ai dejà parlé de ma collocation dans des mails ou autre...
Pour les autres je vais faire un resumé rapide: j'habite dans
une vaste residence étudiante, poétiquement nommée  Skjoldhoj Kollegiet (le deuxième o est un o barré). Je vous fais grâce de la prononciation, il m'a fallut un mois pour le dire et être compris. Sachez juste que quels que soient vos efforts, vous ne pourrez pas le prononcer correctement et que ça n'a rien à voir ou presque avec l'écrit.

quoique... si essayez pour voir.

AAAHAHA vous étes impayables! Recommencez un coup. non? pfff


En fait, c'est la plus grosse residence de la ville, on doit être quelque chose comme mille étudiants là dedans, sans doute plus mais je ne les ai pas comptés. Et quand je dis vaste ce n'est pas un vain mot: jai parfois du mal à m'y retrouver.
Il y a plusieurs "formules" à Skjoldhoj. Dans la mienne,(le point sur le photo) nous occupons un appartement de 12 chambres sur deux niveaux (ma chambre est à l'etage) dont chacune à sa salle de bain, ce qui est fort appréciable (même si ça m'empêche de surprendre certaines de mes collocataires en tenue légère, ou pis). Les parties communes, au rez de chaussée, sont representées par une grande cuisine avec 6 frigos (ça fait bizarre la première fois, on se croirait chez But), 12 placards, deux fois quatre plaques de cuissons mais un seul micro onde et non pas douze, n'en deplaise à ma tendre mère. On a aussi, un grille pain, des bouilloires, 5 casserolles, 4 poelles, 24 assiettes depareillées, 18 verres, 9 mugs, 21 couteaux, 30 fourchettes...

Tout ceci est tellement exitant que je dois faire une pause pour ne
pas crier.


Ma chambre, où je passe 80% de mon temps, est grande, lumineuse, bien orientée, correctement meublée, parfaitement fonctionnelle, et dotée d'un balcon. Je dois dire que j'y suis particulierement bien.  J'y passe un temps sans doute excessif et la bouilloire que je me suis acheté  24h après mon arrivée n'arrange rien. Je bois des litres de thé, et aussi de chocolat. Et j'adore prendre mon cholocat chaud du soir avec un bon livre dans la lumière du couchant... moment sacré!


En effet, ce que j'aime surtout c'est le fait que tout mon mur exterieur est une grande fenêtre (et donc ce n'est pas un mur, vous suivez?). Le mouvement permanent des nuages, la pluie et la lumière. Et quelle lumière! Ce qui chaque soir me séduit, c'est le soleil et cette lumière... dorée, magnifique, jouant dans les nuages et qui rattrappe toute une journée de grisaille par quelques minutes de sublime... C'est un moment que j'adore.




Mais jamais des photos ne pourront l'exprimer.









C'est pour ça que j'en mets d'ailleurs... la vie est pleine de paradoxes.













(Cette fenêtre me permet aussi d'assister à ce qui ressemble bien à une guerre entre un clan de corbeaux et une tribu de mouettes, pour la possession des arbres alentours. mais jy reviendrais.)

Par L'Ours
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Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /Oct /2008 23:44

Bon, comme il faut bien commencer par quelque chose, je vais vous proposer....


un resumé de l'Histoire danoise!
(cymbales, tambours, monsieur loyal, danseuses à poil etc.)






Je vous sens déja tout frétillants d'impatience! Ah la jeunesse, si assoiffée de savoir, si pleine d'enthousiasme! Ca rechauffe mon vieux coeur. Merci les enfants , merci....



Il était une fois, dans le Nord, un pays de Blonds...
Non soyons un peu serieux...


De façon assez peu surprenante le Danemark a depuis les temps anciens été occupé par des peuples germaniques, parfois lors d'une pause pendant leur migration, et dont certains iront se frotter ensuite aux légions romaines, comme les Cimbres et les Teutons. De fait, le Danemark n'a pas reçu la marque de l'influence romaine, et les quelques objets romains que l'on y a retrouvés sont pour l'essentiels des épées passées en contrebande (il était rigoureusement interdit de vendr e des armes romaines aux Barbares) et des pièces d'or (de l'époque de Néron notamment). Les Danois proprement dits sont venus des îles de la Baltique au VIe siecle, et ont fini par occuper au IXe l'essentiel du Danemark actuel, dont les îles, plus une part de la Suède. L'ère des Vikings, sur lesquels je reviendrai dans un article posterieur, s'étale globalement du VIe au XIe siecle, éparpillant des populations scandinaves jusqu'en Islande et au Groenland.
En raison de ces divergences territoriales, il est assez remarquable que les Danois aient  eu conscience
assez tôt de leur unité. Fait plus notable encore, ils ont réussi à être pendant longtemps une puissance médiévale avec laquelle il fallait compter. Son apogée fut l'époque de l'Union de Kalmar à la fin du XIVe siecle, qui rassemblait autour du trône danois l'ensemble des terres scandinaves(y compris les colonies de peuplement issues des expeditions vikings), ainsi que des têtes de pont significatives dans les régions baltes.
Le pays connut à cette époque sa plus grande prospérité, du fait de sa position à la charnière de la mer Baltique et du Nord, de ses exportations agricoles et surtout de l'incontournable Douane royale du Sünd, que dominait le château d'Elseneur, ville royale jusqu'au XVIIe siècle. De plus, les monastères et autres écoles ecclésiastiques formaient des théologiens et des juristes réputés dans tout l'espace germanique et au delà. C'est aussi à cette époque que le Danemark ressent de façon aiguë la difficulté de se tenir dans une position intermédiaire, et que l'influence germanique et continentale se heurte à un certain tropisme scandinave. D'une certaine manière le Danemark n'a jamais su résoudre ce dilemme qui se ressent tout au long de son histoire.

Hélas, pour les Etats comme pour les hommes, la roue de la Fatalité est sans pitié. Dés le XVIe siècle, la prospérité médiévale semble bien loin, et l'Union de Kalmar un rêve de roi. Les guerres contre la Suède épuisent les ressources limitées du pays. Le Danemark est aussi pris dans la tourmente de la Reforme, puis des guerres de religions. Fort heureusement pour les Danois, et même si il leur en coûte de l'admettre, c'est la Suède de Gustave Adolphe qui représenta le mieux les forces scandinaves et qui joua un rôle de premier plan pendant la Guerre de Trente ans, conflit terrifiant et interminable auquel le Danemark échappa largemen t. Malgré le reflux de leurs éternels rivaux suédois à la fin du XVIIe, les Danois ne joueront plus jamais de role équivalent à leur extraordinaire rayonnement médiéval.




Mais si les rêves de grandeur s'estompèrent, le pays connut en retour une longue période de paix relative que son retrait sur la scène internationale rendit possible. Fidèle allié de Napoléon pendant l'Empire, il souffrit certes du Congrès de Vienne, mais la destruction de leur flotte commerciale pendant la guerre et surtout la chute des prix agricoles suivant la fin de celle ci furent pour lui des épreuves bien plus pénibles que les exigences des Empereurs. le XIX siècle vit le Danemark se tourner délibérément vers l'agriculture. Les évolutions techniques du XIXe mirent longtemps à l'affecter, et jusqu'au XXe siecle l'écrasante majorité de la richesse nationale était agricole. Mais la deuxième moitié du XIXe fut propice à de profondes évolutions politiques qui mirent un terme à la monarchie absolue au profit d'un régime parlementaire d'abord aristocratique puis de plus en plus ouvert, même si le suffrage universel ne fit accordé qu'en 1913, au terme d'une longue lutte. L'essentiel des structures intellectuelles, culturelles et morales qui allaient servir de fondations à la création de l'Etat providence danois vingt années plus tard se mettaient déjà en place.
La Première guerre mondiale vit le Danemark affirmer sa position de neutralité même si jusqu'à la fin de 1916, cette neutralité profita beaucoup à l'Allemagne. Celle ci se montra assez peu reconnaissante quelques années plus tard. L'invasion du pays en avril 1940 fut l'affaire de... quelques heures. Le roi Christian X  et son gouvernement, conscients du rapport de force et de l'absurdité de toute résistance, ordonnèrent à l'armée de ne pas combattre. Le pays, occupé par l'armée allemande, conserva néanmoins son gouvern ement, et son roi. Je dois dire que j'ai pour ce personnage une affection toute particulière. Le 26 septembre 1942, au télégramme hitlérien exigeant le port de l'étoile jaune pour les juifs danois, le roi répondit sèchement qu'il serait en ce cas le premier à en porter une, et qu'il demanderait à chacun de ses sujets d'en faire autant. Il reste à ce jour l'une des figures les plus populaires de l'Histoire danoise.

















Mmmh, je sens comme un relâchement là... Allons! J'ai encore tant à vous dire!
Mais je crois que ça sera pour une prochaine fois...





(Quand je pense au travail que cet article m'a demandé...)












Par L'Ours
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Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /Oct /2008 21:42
C'est entendu, c'est ridicule comme surnom...
Mais je vais tacher de m'expliquer... ce sera simple en fait. Tout ça remonte à l'an dernier, pendant cette collocation merveilleuse, quoique pas très saine au niveau de l'alimentation en ce qui me concerne.
Enfin bref, on passe, ca me donne faim...

Etant là un an avant les autres, j'avais un peu pris mes aises et bougeais peu. Bon, jusqu'ici rien de neuf vous me direz.
Attendez, ca va venir. Peut être serez vous déçus, car il n'y a pas de coeur, de sexe ni de sang dans cette histoire, mais juste une formulation habile qui me plut particulierement. Ma chère Marion, c'est toi que je dois remercier! C'est toi qui m'avais dit un jour que nous discutions tous les trois, et après que je me sois excusé une nouvelle fois de mon manque de sociabilité:
"Non, toi c'est pas pareil. Toi, tu es plutôt un gros ours casanier..."

Eureka!
Je dois dire que j'ai pris ça pour un compliment (à tort peut être). Un ours, c'est classe! C'est fort! C'est beau! et puis c'est gentil, affectueux, même si c'est un peu grognon(enfin ça c'est mon image personnelle de l'ours...)(oui c'est vrai, ça aide à y voir un compliment). Et puis "casanier", je n'y voyais pas malice: c'est un fait. Ca s'accordait bien à l'image que j'avais d'un ours confortablement installé dans sa caverne et n'en bougeant guère.

Bon c'est vrai aussi que ça vit seul un ours. Dans mon esprit c'était un peu le modèle animal du célibataire endurci...
Mais bon ça aussi c'était bien vu!

Voilà toute l'histoire. Il n'y pas de coquetterie dans tout ça, ni un surnom auto-attribué (auquel cas c'aurait été "l'Administrateur"... mais ça c'est une longue histoire, n'est ce pas mon cher Grand Paliade?), juste un sentiment que le mot était bien trouvé et adapté.

Fort heureusement pour lui, l'ours a finalement du partir de son trou pour voir quel goût avait le saumon dans une autre rivière (pour l'instant, il n'en sait rien, c'est trop cher).



(Cela étant dit, qu'il soit bien clair que même si je les aime bien, j'en ai pas grand chose à carrer des ours...)
Par L'Ours
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Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /Oct /2008 20:26
La question en effet sera posée et sans doute récurrente. Elle a elle même plusieurs fondements.
D'abord une raison générale. Je n'ai jamais eu pour les blog personnels beaucoup d'affection et d'intérêt moins encore. D'abord le concept, même d'un blog sur soi même me laisse franchement dubitatif, et portant trop facilement à l'égocentrisme, au débalement de sentiments à de parfaits inconnus... en d'autres termes un manque de réserve qui me gène à titre personnel. Mais sans doute suis je un peu trop vieille école sur certains points (sur beaucoup peut être même)
Personne ne doit se sentir visé, j'y tiens. Je ne règle aucun compte ici... (du moins pas pour le moment). Les blogs perso ne correspondent pas vraiment aux cadres de ma pensée, mais je sais qu'ils sont souvent trop étroits. d'autre part, les blogs de voyage sont à part dans ce domaine comme dans les autres (sinon je serais un hypocrite assez ridicule).

la seconde raison et sans doute celle qui a fait que j'ai retardé ce blog jusqu'à aujourd'hui c'est que je craignais(et à certains égards je crains toujours) de me replacer face à la vacuité d'une existence morne et pluvieuse, où seuls mes cours me sortiraient d'un quotidien que beaucoup trouveraient étouffant, mais pas moi grâce à Dieu (ou du moins pas encore, jusqu'à ce que la bulle se crève).
N'étant pas exactement un voyageur dans l'âme(oulah non...), je reconnais sans peine que je bouge peu, et que donc j'aurai peu à raconter et peu à montrer(d'autre part, mon appareil photo est un problème technique en lui même assez exaspérant qui me coûte tres cher en piles).

Mais c'est aussi pour cela précisement que j'ouvre ce blog: je me sentirai forcé de raconter des choses, et pour cela, il me faudra des choses à raconter, donc sortir, voir ailleurs, voir des gens(si si)! Avouez que la logique du raisonnement est imparable! Je suis un manipulateur né! MOUAHAHAHA!
(je constate aussi que je change de ton là...)
Il y a aussi le fait qu'il y a une question de fierté. On a pas du sang Brac de la Perrière (sublimé en Garon) et Saint Olive (purifié en Wallut) pour rien! Même dans les vieilles familles bourgeoises lyonnaises on a sa fierté, et plus encore quand on vient d'un pays exotique dont l'existence future est... disons incertaine.
Il m'est impossible d'espérer d'approcher quelques références, Singapour de l'an passé, Chine et même Bosnie (si si).Tenter d'égaler des blogs sur un pays quelconque d'Amérique Latine (c'est tellement plus facile de faire du sensationnel là bas aussi...) ou sur un futur-mais-pas-si-sur membre de l'Union , ou encore Alhambrique est hors de ma portée.
De même que rompre le monopole moral des blogs des Grenoblois scandinaves, où encore contester la qualité littéraire d'un blog venu de ce qui aurait du être une de nos colonies si au XVIIIe ces foutus rosbifs ne l'avaient pas noyé sous leur horreurs (balles, boulets, déportations, sauce à la menthe, viandes boullies...) ce qui condamne ces pauvres hères à parler un accent qui est une langue et qui les rend peu crédibles en situation serieuse (sinon parfaitement ridicules)... du moins pour moi, bon Lyonnais pur jus. Je ne prétend pas dépasser le dépaysement de blogs grenoblois liés au fonctionnariat régional, qui montrent par ailleurs que la fonction publique n'empêche pas la vivacité du ton ni la fraîcheur du style...

Mes ambitions sont donc modestes, et je m'en tiendrai à montrer quelques photos, évoquer quelques aspects de ma vie dans ce pays tranquille qu'est le Danemark (je reviendrai sur ce "tranquille"), voire et c'est prevu, de mes quelques voyages.

Et sur ces mots qui achèvent mon premier article, recevez mes amis, mes salutations affectueuses et mes remerciements par avance pour supporter mes errances stylistiques et le peu d'interet intrinsèque de mes articles.

Par L'Ours
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