J'ai passé à Oslo trois jours. Je suis arrivéavec Pierre et Fred le samedi vers 18h et j'en suis parti le mardi à 16h. Trois jours. C'est long. Et bien des gens, mon père étant une exception notable,
m'avaient averti: Oslo ne mérite pas plus d'une journée, il n'y a rien à voir, c'est petit, etc.
Dire que je suis arrivé avec quelques a priori serait un euphémisme. Et les premières minutes que nous avons passé à Oslo m'ont fait craindre le pire. Il faut savoir qu'apparemment la Gare centrale
de la ville est la "zone" et sa population fait lever le cil et froncer les narines. Pour être franc, et j'appelle les témoignages de Pierre et Fred à ce sujet, en arrivant on se serait facilement
cru à une Fan Convention de Tokio Hotel... bon avec des fans de 30 ans ça cassait un peu l'idée qu'on s'en était fait, mais question cheveux, fringues etc. c'était les mêmes.
Apres cette peu brillante introduction, nous décidons de poser nos affaires à l'hotel et de revenir en ville pour s'y promener de nuit. Nous avons diné assis à l'extremité d'un quai, le fjord
ouvert et invisible devant nous. Et c'est là qu'Oslo m'est apparue.
Il y a deux manières de découvrir et d'aimer une ville: avec des gens que l'on aime et seul. J'ai fait les deux, et les gammes de sentiments qui s'y associent sont trop différentes pour être
comparables.
Avec Fred et Pierre, nous avonscouru toute la journée du lendemain passant de musée en
musée, pour finir la journée au Vigeland park. Christian nous a rejoint peu avant que Fred et Pierre ne partent (dans un train bondé de permissionnaires de l'armée norvégienne). Le lendemain et le
surlendemain nous avons visité la ville séparément ou presque.
J'ai aimé cette ville. Je ne me l'explique pas. J'ai aimé sa tranquilité, sa verdure, ses lumières, sa paisible richesse. J'ai surtout eu le temps de l'aimer.
Avoir la possibilité de revenir au petit matin dans les lieux que l'on a préféré, de se promener encore, de s'asseoir dans un parc pour déjeuner au soleil, un livre en main. Le temps est un luxe
inouï.
Le palais royal, très classique et austère, mais aussi très proche de la ville, il n'y a pas de barrières, et une demi douzaine de gardes pour l'ensemble du
bâtiment. C'est assez conforme à l'image que l'on se fait de la monarchie norvégienne.
L'entrée de l'université d'Oslo.
c'est un quartier très vivant, la principale place d'Oslo est juste en face, et l'université n'est qu'à quelques centaines de mètres du Parlement.
L'imposant hotel de ville d'Oslo, beaucoup plus grand et massif que nele montrent ces photos.
Le fjord d'Oslo à longtemps été pour la ville un défaut pénible. Comme dans la plupart,
l'eau y est d'ordinaire très calme, du moins en surface. Car si aujourd'hui les fjords sont de
véritables autoroutes pour le trafic maritime scandinave, il n'en a pas toujours été ainsi. Au temps de la marine à voile, la remontée du fjord d'Oslo depuis la mer libre était interminable et
dangereuse, faute de vent et de place pour tirer des bords.
La
forteresse d'Oslo, dont les parties visibles les plus anciennes datent du XVIe siècle.J'y étais
allé pour visiter le musée de l'armée norvégienne. J'ai découvert sur place que la forteresse était entourée de bâtiments administratifs et de casernes toujours utilisées. J'étais un peu
mélancolique ce jour là, le decors d'automne et la lumière s'y prétaient à merveille. Et c'est dans
une cour que je decouvris...
Les Scandinaves adorent les statues. Il y en a littéralement partout. En France, on
donne aux personnages célèbres des noms de rue, eux ils font des statues. Moi, si je serai grand, je serai célèbre en Scandinavie*.
Du coté de la mer, on trouve une statue assez inattendue de grand père Franklin, assis sur un siège
massif lui donnant un air très royal... ou lincolnien. Malgré notre profond respect pour le personnage (ou peut être à cause de ce respect justement), la tentation fut trop
forte...Il faut dire que la statue s'y prêtait à merveille.
(Mais Fred fut le seul à se retrouver sur ces augustes genoux)
(ça pour dire que je ne cache rien...)
(parce que des gens sans scrupules pourraient croire que je dissimule des photos compromettantes)
(ce qui est vrai d'ailleurs... mais pas ici en l'occurrence présentement dans la situation actuelle de cet article.)
(enfin plutot de cette photo précise...)